« Il faut avoir peur du virus, mais pas des personnes séropositives », Andréa atteinte du VIH témoigne

26%. C’est le taux de personnes qui, en 2019-2020, ont découvert leur statut VIH à un stade avancé, selon le Sidaction. C’est aussi ce qui est arrivé à Andréa. Il est en 2014, à l’âge de 22 ans, elle a découvert qu’elle était séropositive, un peu par hasard. En effet, c’est son petit ami qui lui a suggéré de passer des tests de dépistage puisque c’était son habitude à chaque nouvelle relation. Ce jour-là, le test est revenu positif pour la jeune femme.

Un changement dans sa vie sur lequel elle a accepté de revenir avec Oh! mon mag. Regardez la vidéo de son interview en haut de l’article.

Diagnostic du SIDA

Lorsqu’Andrea a été informée de sa séropositivité grâce au test, elle a subi d’autres tests pour savoir à quel stade se trouvait l’infection. Elle avait déjà atteint la phase du sida. C’est-à-dire que le virus s’était propagé dans son corps et avait détruit son système immunitaire. Au cours de cette phase, des maladies opportunistes comme la tuberculose par exemple peuvent apparaître en raison de l’absence de cellules responsables des réponses immunitaires.

Le diagnostic a été comme un coup de marteau pour Andréa : « À ce moment-là, je me suis dit que c’était fini pour moi, que ma vie allait changer. Pour moi, personne n’allait vouloir vivre avec moi. Et en plus, Je pensais que j’allais bientôt mourir.

Suite à cela, elle a subi un traitement: trithérapie. C’est un mélange de trois molécules différentes adaptées à chaque patient pour abaisser la charge virale et rendre impossible la transmission du VIH. Grâce à cela, elle a même pu devenir mère. Aujourd’hui, elle a trois enfants séronégatifs en bonne santé.

Une longue acceptation

Si aujourd’hui Andréa mène une vie « normale », elle a mis du temps à accepter sa séropositivité. Elle a traversé une longue période de dépression et même fait un tentative de suicide.

« Pour moi, ce n’était pas possible d’avoir ce label. J’avais l’impression d’avoir perdu mon identité. “

Les défis ont également été exacerbés par la stigmatisation liée au VIH et aux personnes vivant avec le VIH. Alors même si elle avait refait sa vie, eu des enfants, il lui a fallu six ans avant d’accepter la situation. C’est un jour, sur un coup de tête, qu’elle a décidé qu’elle devait aller de l’avant. Elle a donc partagé son histoire sur les réseaux sociaux et a reçu une incroyable vague de soutien.

Son message de prévention

Aujourd’hui, Andrea utilise sa voix, son expérience et ses plateformes pour sensibiliser le plus possible au VIH mais aussi pour lever le les préjugés qui entourent les personnes vivant avec le VIH.

“JEIl faut avoir peur du virus, mais pas des personnes séropositives. Nous sommes comme toi », explique la jeune femme.

Comme elle le rappelle, il est très important d’avoir des relations sexuelles protégées et de se faire tester régulièrement. Car même s’il existe des traitements pour lutter contre le VIH, il ne se guérit jamais.

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