Aurélie Filippetti victime d’avances sexuelles : elle accable Hollande

Dans l’émission “C à vous”, présentée par Anne-Elisabeth Lemoine, Aurélie Filippetti est intervenue dans le cadre du mouvement #MeTooPolitique. L’ancien ministre a accusé un ancien membre du gouvernement d’avances sexuelles.

Aurélie Filippetti victime d’avancées “insistantes”

L’ancien ministre de la Culture a rompu le silence. Tout d’abord Infos France Mardi 29 novembre, puis hier soir sur France 5. Elle affirme avoir été sanctionné après avoir refusé “les avances” de Jérôme Cahuzac. Des faits qui se seraient déroulés lorsque cette dernière était députée de la Moselle et son agresseur présumé, présidait la commission des finances à l’Assemblée nationale. “« Si je dis cela aujourd’hui, c’est parce que je pense que c’est très important ce mouvement #MeTooPolitique, #MeToo, en général”, vous a-t-elle expliqué sur le plateau C.

Selon elle, il n’y a pas eu de tentative de viol, mais du harcèlement à répétition. Jérôme Cahuzac lui aurait envoyé des messages : “c’était harcèlement par SMS en milieu de travail (…) Et donc ça a eu un impact sur mon travail de parlementaire”, confie Aurélie Filippetti. Au-delà du harcèlement quasi quotidien dont elle aurait été victime, l’ancienne ministre a vu son travail impacté : “lorsque il a compris que je ne céderai pas, à ce moment-là, il est devenu absolument odieux, il ne me parlait plus. Et cela a eu une conséquence très directe puisque c’est lui en tant que président de la commission des finances qui a donné les réserves parlementaires”. Pique dans les roues, l’ex-femme d’Arnaud Montebourg aurait alors décidé d’en parler autour d’elle, notamment à François Hollande.

François Hollande dépassé par Aurélie Filipppetti

Alors que cette situation se détériorait au fil des semaines, la politique a révélé le harcèlement qu’elle aurait subi à ses supérieurs directs, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault et l’ancien chef de l’Etat, François Hollande. Ce dernier n’aurait accordé que peu ou pas de crédit à la plainte d’Aurélie Filippetti. “Personne ne m’a cru car Jérôme Cahuzac disait qu’on avait vécu une histoire d’amour et que je n’avais pas supporté la séparation et que J’étais fou, hystérique... “, elle explique.

La victime aurait donc été culpabilisée. Selon l’ancien ministre, le mouvement #MeTooPolitique permettrait aujourd’hui “de prédateurs“être plus inquiet quant à leurs actions et leurs conséquences.

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