Quand les arbres nous disent ce qui se passe sous terre

Un arbre fendu, tordu ou porteur de maladies… Vous en avez forcément déjà vu un. Mais savez-vous ce que cela signifie ? Savez-vous « lire » le message que nous envoie l’arbre ?

Nathalie Desstephen, maraîchère dans les Pyrénées-Atlantiques, cultive depuis cinq ans un hectare de légumes bio. Dès le début de son activité, elle avait remarqué sous ses serres qu’une bande de 40 mètres de long et 4 à 5 mètres de large était infertile. Par endroits, les légumes y poussaient mal, notamment sur une surface de 10 m². La qualité du sol n’étant pas en cause, le maraîcher fait appel à Florence Peyrous, géobiologiste de la région. « Florence est venue cinq fois pour détecter toutes les perturbations énergétiques dans le sol », dit-elle. « La plupart d’entre eux provenaient de ruisseaux souterrains. Puis elle a placé des pierres, des « mini-menhirs » sur des points précis, afin d’harmoniser les énergies de mon domaine. « Au bout de trois lunes, lorsque Florence Peyrous est revenue dans la serre pour vérifier si le dispositif mis en place tenait, les plantes montraient déjà une croissance plus harmonieuse et homogène.

“J’ai eu le vertige en arrivant au travail, ils ont disparu”

L’année suivante, les légumes poussaient normalement sur toute la surface des serres. « Il y a toujours eu des zones de failles telluriques qui provoquent des nuisances naturelles, c’est-à-dire des émissions d’ondes électromagnétiques générées par la terre », explique le géobiologiste Jean-Marie Devineux. « Mais si les anciens prenaient en compte les zones « géopathogènes », au fil des années, ces préoccupations ont été négligées ». La géobiologie, c’est-à-dire l’étude des influences de l’environnement sur les êtres vivants, est une résurgence de ces pratiques ancestrales, entretenues en partie par les coutumes familiales et les sourciers. Cependant, les plantes ne sont pas les seules à bénéficier des bons soins d’un géobiologiste. « Avant l’opération de Florence, j’avais des vertiges en arrivant au travail, raconte Nathalie Desstephen. « Après la pose des pierres, elles ont progressivement diminué… jusqu’à ce qu’elles disparaissent complètement ». La géobiologie, en ré-harmonisant l’énergie des lieux, favorise la santé de tous ceux qui y séjournent : végétaux, humains et animaux. C’est la raison pour laquelle, à ce jour, il est principalement utilisé dans l’habitat. Côté agriculture, le CIVAM (Centre d’initiatives en faveur de l’agriculture et de l’espace rural) de Pau, dans les Pyrénées Atlantiques, a fait appel à Jean-Marie Devimeux pour une formation d’initiation à la géobiologie des paysans. En parcourant les 6 hectares de serres maraîchères, il a repéré une faille en contrebas. « Nous pouvions voir très clairement un alignement de taupinières au-dessus des zones perturbées. « D’après cet expert qui travaille pour des agriculteurs dans toute la France, les perturbations énergétiques du sol sont faciles à repérer à l’œil nu : « On les lit sur les arbres. Lorsqu’elles sont fendues, tordues ou porteuses de tumeurs, on peut être sûr qu’il y a une faille souterraine (ou un ruisseau) en dessous ou dans un rayon de 200 mètres. Les animaux sont également sensibles aux perturbations énergétiques. C’est ainsi que de plus en plus d’éleveurs font appel aux géobiologistes. Ils représentent même 80 % de la clientèle de Jean-Marie Devimeux. Des vétérinaires comme Philippe Azul ou Françoise Heitz ont également été formés à cette discipline. Lorsqu’ils font appel à leurs services, généralement après avoir épuisé toutes les autres possibilités, les éleveurs constatent rapidement que leurs porcs arrêtent de boiter, que leurs vaches se remettent de leur mammite (inflammation des glandes mammaires), produisent un lait de meilleure qualité. , ou voir leur comportement s’améliorer…

des champs

Champs – Source : spm

Des baguettes qui amplifient les signaux de notre corps

« Le simple passage de l’eau dans le sol génère naturellement une perturbation électromagnétique, explique Florence Peyrous. « L’information est si importante qu’elle seule est capable de perturber les êtres vivants, y compris les humains, les animaux et les plantes. De plus, si un générateur électrique, une antenne relais ou tout autre bâtiment important a sa prise de terre située directement au-dessus de ce cours d’eau, les champs électromagnétiques générés par cette prise de terre provoqueront des perturbations supplémentaires. “

Comment les géobiologistes localisent-ils les cours d’eau ? Dans la lignée des sourciers, ils utilisent généralement, parfois des instruments de mesure électroniques, le plus souvent des baguettes de sourcier, des pendules, des antennes dites “Lecher” ou encore des baguettes parallèles. Ces derniers, une paire de maillets en métal en forme de L avec un manche en bois ou en plastique, sont l’instrument préféré de Florence Peyrous.

tiges

Tiges – Source : spm

« On a parfois des surprises !

Pour évaluer un lieu, elle tient les poignées dans ses mains fermées, tiges métalliques horizontales, face à elle. Puis elle marche sur le terrain pour étudier. Les mouvements des tiges, lorsqu’elles s’éloignent l’une de l’autre, se rapprochent ou bien s’obliquent ensemble vers la droite ou vers la gauche, sont autant de codes qui lui permettent de savoir ce qui se passe dans le sous-sol. “Ces tiges, à elles seules, ne captent rien de particulier”, précise le géobiologiste, “elles ne font qu’amplifier les signaux du corps lorsqu’il réagit aux courants énergétiques ambiants”. « Il s’agit de biosensibilité, confirme Monique Variengien, professionnelle basée dans le Lot. « Le corps a sa propre sensibilité. Il perçoit des courants d’énergie qu’aucun instrument de mesure ne peut capter. Le pendule et les baguettes de radiesthésie ne bougent pas toutes seules, elles amplifient les signaux du corps ». Dès lors, l’art du praticien consiste à ne pas influencer les réactions de son corps par ses pensées ou ses attentes. Quant aux mouvements spécifiques des instruments, c’est le géobiologiste qui, par convention mentale, décide de leur signification. « Si j’ai repéré un ruisseau, en me plaçant dessus, je demande que les tiges s’inclinent vers la droite ou vers la gauche pour m’indiquer sa direction », détaille Florence Peyrous.

« Mon corps tient compte de cette convention et imprime – sans l’intervention de ma pensée – un mouvement que les bâtons amplifient, le rendant visible et interprétable. Je peux ainsi obtenir beaucoup d’indications très précises. “

plante

Plante – Source : spm

Harmoniser les énergies émanant du sous-sol

Une fois les sources de perturbations énergétiques identifiées, il reste à les corriger. « Pour la géobiologie, il existe des proportions de bâtiments connus des anciens et qui ont la vertu d’harmoniser les énergies émanant du sous-sol », explique Florence. Autrefois, ces proportions étaient respectées au moment de la construction. Comme ils ont été oubliés, le géobiologiste peut intervenir en posant des pierres au sol selon une géométrie précise, afin de “signifier le sol des nouvelles proportions du bâtiment”. “Cette information, à elle seule, a le pouvoir de corriger les perturbations énergétiques associées aux cours d’eau.” Jean-Marie Devimeux utilise des dispositifs composés de pierres, ainsi que de plantes spécifiques, de silice, de micro-organismes… D’autres praticiens procèdent de manière différente, en utilisant des minéraux spécifiques, des lichens prélevés sur des menhirs ou encore des micro-organismes. organismes qui aident à régénérer la biologie du sol. La géobiologie n’est pas une pratique codifiée.

Comment, dans ce cas, vérifier la fiabilité d’un levé géobiologique ? “Par les résultats sur le terrain”, affirme Monique Variengien qui n’accepte de l’argent de ses clients que lorsque les résultats sont visibles… “Et on a parfois de bonnes surprises”, ajoute Florence Peyrous. « En travaillant sur des maisons pour le bien-être des humains, nous voyons généralement des avantages pour les plantes. » Un jour, Florence est intervenue à la demande d’un individu dont le lieu de résidence était visiblement perturbé. « Après avoir résolu le problème, je suis revenu après une lune pour vérifier la pérennité de ma correction. J’ai été frappé par la présence d’un magnifique rosier fleuri. C’est alors que le propriétaire lui dit : « Ce rosier n’avait plus fleuri depuis que je l’avais déplacé. Les fleurs sont revenues après votre intervention.

Difficile à croire ? Ce n’est pas l’avis de l’association Prosantel, un réseau de scientifiques, d’ingénieurs et de géobiologistes basé en Bretagne. Parmi ses membres, l’ingénieur géologue russe Serge Rusinov a commencé sa carrière dans la localisation de failles géologiques pour garantir la sécurité des bâtiments techniques. Directement au-dessus des failles, considérées comme des zones à risques, les instruments de mesure détectent différents champs physiques. Cependant, l’ingénieur a noté que des organismes vivants étaient perturbés en surface. C’est alors qu’il se consacre à l’étude du rôle du sous-sol sur la santé et les moyens d’en corriger les perturbations. Basée en Bretagne, elle dispense des formations – pas encore officiellement reconnues en France – et s’implique dans la formation universitaire en Russie et en Ukraine. En France, la géobiologie restera probablement longtemps sous terre…

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