Cette jeune maman décède suite à une césarienne et une ligature des trompes : La famille dénonce une négligence

L’accouchement est une expérience unique que chaque femme vit à sa manière. Ce moment qui marque la fin de la grossesse et le début d’une nouvelle vie apparaît comme une sorte de délivrance pour la future maman. Lorsque le médecin l’estime nécessaire, il peut proposer à la femme, avant le jour J ou lors de l’accouchement, une césarienne. Dans un témoignage tragique publié par le journal Clarin, on découvre qu’une jeune mère est décédée après avoir accouché par césarienne et subi une ligature des trompes.

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Géraldine Oro – Source : Meganoticias

La femme a décidé de se faire opérer pour arrêter d’avoir des enfants

Géraldine Oro, âgée de seulement 26 ans, a rendu son dernier soupir peu après l’accouchement. La jeune femme, mariée à Alejandro Chaile et mère d’un garçon de 4 ans, a souhaité effectuer une ligature des trompes de Fallope après avoir donné naissance à son bébé. Elle avait discuté de cette contraception permanente avec son médecin, lui indiquant qu’elle ne voulait plus d’enfants après celle-ci. « Elle a dit que deux enfants suffisaient. Qu’elle voulait leur offrir les plus grands soins et ne voulait pas retomber enceinte », a expliqué sa sœur, Fernanda. De plus, la grossesse qu’elle endure n’était pas prévue. Géraldine avait égaré son stérilet et a fini par tomber enceinte.

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Géraldine Oro s’est photographiée en salle d’accouchement – Source : Clarin

Mais ce n’était pas un problème pour elle et elle était ravie d’accueillir un deuxième enfant avec son mari. Ce n’est que le jour de l’accouchement que son médecin lui a dit qu’elle allait accoucher par césarienne avant de subir l’opération qui l’empêcherait de retomber enceinte à l’avenir.

L’accouchement ne s’est pas passé comme prévu

A 8h40, Géraldine a accouché dans un hôpital public de Mendoza avant de subir une ligature des trompes de Fallope. Puis elle a été transférée dans une salle commune pour se reposer. Mais le soir même, la jeune femme sentit que quelque chose n’allait pas. Elle se plaignait de douleur et regardait saignement inquiétant de la plaie. Fernanda, sa sœur, l’avait accompagnée à l’hôpital pour la soutenir pendant cette période difficile. « J’ai remarqué que la plaie saignait beaucoup, se souvient ce dernier. Elle a rapidement appelé les infirmières à l’aide. Malgré la douleur atroce que ressentait Géraldine, le personnel hospitalier semblait calme face à cette situation. Selon Fernanda, les infirmières ont révélé que « ce n’était rien de grave » et que le sang était sûrement lié aux points de suture. De plus, il fallait attendre que la personne qui avait pratiqué l’opération vienne vérifier la blessure.

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La maman était heureuse d’accueillir son nouveau-né – Source : Clarin

Le lendemain, le médecin est arrivé et a expliqué que le point mal suturé guérirait spontanément sans avoir à retourner au bloc opératoire. Mais la douleur empirait et elle prenait des analgésiques pour y faire face. Malgré son état critique, le personnel médical lui a dit qu’elle pouvait quitter l’hôpital avec son mari et son bébé. En rentrant chez elle, la jeune femme a commencé à avoir de la fièvre et la douleur s’est aggravée. Transférée à l’hôpital le lendemain matin, la femme s’est rendue directement au bloc opératoire et leLe médecin qui l’a opérée a déclaré que son intestin avait été perforé. Elle souffrait d’une péritonite qui pouvait provoquer une septicémie, une infection potentiellement mortelle.

La famille signale une négligence de la part du personnel hospitalier

Après avoir subi trois interventions chirurgicales dont une pour retirer son utérus en raison de l’infection, la femme a été placée en soins intensifs dans un coma artificiel. Une semaine après l’accouchement, Géraldine a fait un arrêt cardiaque Et mouru.

Sous le choc, la famille de la défunte a porté plainte pour incompétence professionnelle contre l’hôpital où elle a accouché. La victime, qui devait fêter ses 27 ans quelques jours plus tard, a rendu son dernier souffle. “Nous sommes détruits. Ils ont laissé deux garçons sans mère», a déclaré la sœur de Géraldine.

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La famille réclame justice – Source : Clarin

“Elle a été tuée à l’hôpital”, ne cessent de répéter les proches du défunt. Son mari, Alejandro, a accusé le médecin qui a opéré sa femme de faute professionnelle grave. “Ils ont crevé son intestin», a déploré l’homme en deuil. En plus de la plainte déposée, des amis et proches de Géraldine ont manifesté devant l’hôpital pour rendre justice à la victime.

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Des proches de la victime manifestent devant l’hôpital – Source : Clarin

Qu’est-ce que la ligature des trompes et quels sont les risques associés ?

La ligature des trompes de Fallope, également appelée ligature des trompes, est une méthode de stérilisation irréversible. Il s’agit d’une intervention chirurgicale que toute femme adulte peut pratiquer si elle ne souhaite pas avoir d’enfant. Pendant l’opération, le médecin s’occupe de” bloquer les trompes pour empêcher définitivement les spermatozoïdes d’accéder à l’ovocyte. Il y a un certain nombre de façons qu’il peut faire pour obtenir cette obstruction des trompes. Le médecin peut soit appliquer un clip sur le tube, soit coaguler ou sectionner le tube. Évidemment, cette méthode de contraception a un effet immédiat et les femmes peuvent avoir des relations sexuelles sans risque de tomber enceinte.

Selon Philippe Deruelle, gynécologue cité par Le Journal Des Femmes, dans la grande majorité des cas, cette opération chirurgicale n’entraîne pas de complications. Cependant, comme toute intervention sous anesthésie générale, certains risques existent. Lorsque le médecin introduit les trocarts (instrument chirurgical coupant), il y a risque de lésion des vaisseaux sanguins, des nerfs ou d’une partie de l’intestin. De plus, lorsque le médecin coupe le tube, il peut commencer à saigner. De plus, il arrive parfois que lorsque la patiente se réveille de l’anesthésie, elle ressente des douleurs abdominales. Ceux-ci disparaissent généralement après quelques jours. De plus, comme toutes les opérations chirurgicales, la ligature des trompes comporte un risque infectieux.

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