[Vidéo] “Une image assez glaçante” : Audrey Pulvar fustige la présence de Gérald Darmanin à la manifestation des policiers “soutenue par l’extrême-droite”

Trois jours après le rassemblement qui a réuni plus de 35 000 personnes à Paris à l’appel des syndicats de police, et auquel a participé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, les réactions sont encore nombreuses. Dernier en date, celui d’Audrey Pulvar ce samedi 22 mai au matin au micro de franceinfo. Le candidat aux régionales d’Ile-de-France s’est montré assez véhément sur la participation du ministre venu soutenir la police. Dans un premier temps, elle a rappelé pourquoi elle n’avait pas voulu participer, comme des figures de gauche comme Jean-Luc Mélenchon, et a critiqué “Manifestation à l’appel de la police en colère soutenue par l’extrême droite”.

Selon elle, la participation du ministre de l’Intérieur à ce genre d’événement constitue un délit à la République: “Un rassemblement auquel participe un ministre de l’Intérieur, qui marche sur l’Assemblée nationale pour faire pression sur les députés et sur la représentation nationale qui examinent un texte de loi concernant la justice, c’est une image qui fait froid dans le dos”, elle fustige.

Une colère “Inquiétant”

Cependant, pour tempérer ses propos, l’ancien journaliste dit respecter les policiers, car elle sait qu’ils sont “Cibles” souvent attaqués, victimes d’assassinats, de projectiles, de crachats, “Une réalité que je ne nie pas”, assure-t-elle. Et si leur colère est légitime, elle répète ses paroles et trouve “Inquiétant” que «Leur colère s’exprime ainsi, devant la représentation nationale auprès d’un ministre qui est censé la protéger pour faire pression sur son collègue de la Justice».

Quelle aurait dû être la solution selon elle? “Organisez un rassemblement citoyen entre différents lieux de Paris.” Si un tel événement avait eu lieu, elle assure qu’elle y aurait participé “Avec beaucoup de plaisir et de force pour la police”. Une position qui rappelle celle du leader de la France rebelle, Jean-Luc Mélenchon, également absent du rallye. Devant l’Assemblée nationale, il a dénoncé une “Manifestation d’une nature ostensiblement factieuse” et une reprise politique, avant de se fâcher contre un rassemblement qui “N’est pas un hommage” Mais “La remise en question de la justice.”


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