[Vidéo] Quand un député LREM estime qu’ « on peut traiter un leader politique de chienne »

Malaise général sur le plateau de CNews, ce vendredi 21 mai. Le député LREM Jacques Marilossian, élu des Hauts-de-Seine, a été invité à se présenter contre Florian Philippot, président et fondateur des Patriotes. Au cours de leurs discussions, animées par Jean-Marc Morandini, les deux personnalités publiques ont été invitées à commenter le choix, par la Fédération française de football (FFF), du rappeur Youssoupha pour interpréter l’hymne des Bleus à l’occasion de l’Euro 2021. A choix controversé, le rappeur ayant fréquemment fait plus que des propos tendancieux dans ses chansons sur la France ou sur Marine Le Pen. En 2006, dans “Eternal recommencement”, le rappeur d’origine congolaise rêvait que “Sa graine noire [foute] en cloque cette chienne de Marine Le Pen ». Des propos… qui ont donc tenté de défendre le député marilossien. Selon l’élu LREM, “Ce n’est pas une femme” que Youssoupha attaque dans sa chanson, mais “Un leader politique”. Cependant, selon lui, “On peut appeler un dirigeant politique un chien ou une chienne”.

Liberté, liberté chérie

Jacques Marilossian va encore plus loin, estimant que ” liberté d’expression “ par Youssoupha. Grand seigneur, l’adjoint concède tout de même que “Si le leader politique n’est pas content, il peut porter plainte.” Engagé sur ce terrain bancal, l’élu des Hauts-Seine a ensuite été mis en difficulté par Jean-Marc Morandini. “Alors on peut dire que Marlène Schiappa est une salope?” “, attaque le présentateur de CNews. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette projection a déstabilisé le député LREM. Après un moment de silence, Jacques Marilossian a finalement reconnu que cette “Choquer”, balbutiant que si l’insulte était adressée à “Ministre Schiappa”, cela relève toujours du champ d’application de la liberté d’expression. Une déclaration visiblement plus difficile à faire pour le ministre macroniste que pour Marine Le Pen. C’est Florian Philippot qui a été chargé d’enfoncer le clou, concluant le débat avec une pitié insolente: “Vous rendez-vous compte de l’image que vous renvoyez?” Vous coulez “.


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