Lettre aux préfets : pour la ministre Amélie de Montchalin, Marine Le Pen veut « faire tomber la Ve République »

Les ministres macronistes ne sont jamais proches de l’excès lorsqu’il s’agit de s’attaquer à Marine Le Pen et au Rassemblement national (RN). Et d’autant plus que le président du RN a adopté la nouvelle habitude de s’adresser, par lettre, directement à différents métiers. C’est ce qu’elle avait fait pour la première fois lors du premier forum militaire. Plus récemment, après que le gouvernement eut annoncé sa volonté de supprimer l’organe préfectoral, Marine Le Pen a adressé une lettre aux préfets, afin de leur apporter leur soutien. Une démarche qu’Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique n’a pas appréciée. Dans une interview avec Parisien, ce dernier accuse le candidat du Rassemblement national de “Attaques anti-républicaines”. Selon Amélie de Montchalin, cette simple lettre de Marine Le Pen serait en fait “Un pas de plus pour sortir de la République”. Et même si cela veut dire exagérer, le ministre se libère: le soutien du président du RN aux préfets est … “Une tentative de sédition pour tenter de faire tomber la Cinquième République”.

«Pas de pasaran! “

Amélie de Montchalin est catégorique: Marine Le Pen “Recycle d’anciens processus d’extrême droite classiques très rudimentaires”, auquel le ministre jure qu’elle “Ne cédera pas”. Elle prend pour preuve la volonté exprimée par le candidat FN – à l’époque – en 2017 d’avoir un “État patriotique”. Un constat qui suffit à Amélie de Montchalin pour dire que Marine Le Pen “Ne veut pas d’un Etat républicain, neutre et impartial, mais d’un Etat avec sa botte”. Si Amélie de Montchalin est particulièrement martiale avec… une lettre, c’est aussi parce qu’elle croit fermement à la justesse de ce projet de loi. Dans la même interview à Parisien, le ministre dezing à tout prix, et s’en prend à tous les politiciens qui s’inquiétaient de cette attaque contre “L’épine dorsale de l’État”. Selon elle, le droit de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse “Ne veut rien changer mais tout détruire”. La gauche, pour sa part, serait “Cynique”, et critiquerait un projet qu’elle avait elle-même envisagé pendant le quinquennat Hollande. Une série de tacles qui devraient permettre à Amélie de Montchalin de se faire des amis.

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