[Info VA] En Paca, Renaud Muselier pourrait s’allier à la gauche pour faire barrage au RN

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L’information circule depuis plusieurs jours parmi les républicains. La liste de Jean-Laurent Felizia, candidat du «Rassemblement écologique et social», crédité de 20% au premier tour selon un dernier sondage, pourrait se retirer au profit de celle menée par Renaud Muselier. Ou fusionner avec lui? “Je pense que la gauche ne se retirera pas comme la dernière fois, en 2015”, analyse un adjoint LR de la Côte d’Azur, qui s’assure que “Le sujet brûle et monte au sein de la direction du parti”.

Mentionnée rue de Vaugirard devant Christian Jacob, président des Républicains, la rumeur fait irruption en interne: “Je ne serai pas surpris par Renaud, il sait qu’en triangulaire, il a toutes les chances de perdre”, reconnaît l’un de ses proches. Car l’alliance simulée avec la majorité présidentielle, qui a conduit avec un crash au départ de Christian Estrosi et Hubert Falco des Républicains, a fait grimper Thierry Mariani, candidat soutenu par le RN, contrairement à l’effet escompté. L’ancien ministre Sarkozyste arriverait premier au soir du premier tour, avec 38% des voix, soit 4 points d’avance sur Renaud Muselier, qui serait battu de 2 points au second tour, avec 41% des voix, selon aux dernières projections.

Christian Estrosi n’exclut rien

En cas d’accord avec la gauche au second tour, “Ce serait un vrai suicide politique”, vitupère en privé un élu des Bouches-du-Rhône, qui comprend, comme d’autres, que des représentants du Printemps marseillais sont en train de se faire. Du côté de la gauche locale, la possibilité d’une alliance n’est pas niée: “EELV manoeuvre depuis longtemps pour empêcher La France Insoumise de figurer sur sa liste, afin de faire passer cet accord qui, pensent-ils, les rapprochera d’une position centrale”, confie un observateur à Valeurs actuelles. La semaine dernière, la candidate de Jean-Luc Mélenchon, Marina Mesure, s’était en effet retirée de la course à la présidence de la région. “La tête de liste EELV déclare envisager de rejoindre la liste de droite de Renaud Muselier”, avait-elle dénoncé dans un communiqué de presse, pointant du doigt une “Atmosphère de batterie et d’accords cachés”.

Le principal stratège du rapprochement entre Renaud Muselier et l’Elysée, Christian Estrosi, n’exclut aucune hypothèse, dans un entretien à Nice-Matin. «Excluez-vous de modifier votre liste entre le premier et le deuxième tour des régionales? interroge le journal. Je déteste le mot exclusion “, répond laconiquement, le maire de Nice. Rejoint par Valeurs actuelles, Renaud Muselier balaie la question avec vigueur, mais non sans ambiguïté: «C’est complètement faux. J’ai toujours dit que je rassemblerais des écologistes raisonnables jusqu’au Front National repentant, je l’ai répété plusieurs fois en ces termes exacts. Je suis LR, je dirige une liste de huit familles politiques basées sur les compétences. Parlez-moi du programme plutôt que de rumeurs infondées ». Des rumeurs pourtant reprises à l’unisson par les cadres républicains, de Paris à la Côte d’Azur.

“Tambouille et accords cachés”

Cette semaine, le député marseillais Guy Teissier a claqué la porte de la campagne de Renaud Muselier, non sans amertume: «Cette liste est United Colors of Renaud Muselier. Par ses erreurs, il aura changé l’or en plomb et se sera laissé piéger par des manœuvres médiocres en concluant directement un accord négocié avec l’Elysée ». Le processus d’ouverture, vivement critiqué par la majorité de sa propre famille politique, va-t-il se poursuivre à gauche? Qu’il s’agisse d’une radiation de la liste de Jean-Laurent Felizia ou d’une fusion de ce dernier avec celle du président sortant, la question devrait être tranchée dans les coulisses très prochainement. «Ils sont dans une logique de la fin de l’histoire, type Fukuyama. Pour eux, il n’y a que des partis libéraux et socio-démocrates contre le RN », peste un militant LR, témoin des négociations. Malheureusement pour Renaud Muselier, il n’y a pas toujours d’ajouts en politique comme en arithmétique.

Après la publication de notre article, le président de la région Paca a voulu réagir sur Twitter: Je rejette formellement les pseudo-informations diffusées par Current Values. Il n’y a évidemment pas de négociation avec les forces de gauche ou d’extrême gauche. L’extrême droite, en revanche, saluera le zèle avec lequel Valeurs Actuelles relaie ces fake news! “

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