Darmanin pointe du doigt “la faiblesse des moyens de la justice” et regrette les excès des syndicats

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Critiqué au sein de la classe politique mais aussi parmi les forces de l’ordre pour sa participation au rassemblement du mercredi 19 mai à Paris, Gérald Darmanin réagit fermement dans un entretien au Parisien. Le ministre de l’Intérieur évite dans un premier temps de parler de “Snober” quant à la censure de l’article 24 de la loi sur la sécurité globale par le Conseil constitutionnel, car, pour lui, seule la première partie était censurée. Par ailleurs, Gérald Darmanin a dû prendre position sur le rassemblement de police auquel il était présent, tandis que dans le même temps, son collègue ministre de la Justice dénonçait à l’Assemblée nationale les propos de certains policiers concernant le système judiciaire.

Le ministre est clair dans Le Parisien: il ne l’est pas “Pas insensible à la tristesse de la police” surtout après le décès de deux de leurs collègues ces dernières semaines. S’il est allé à la manifestation, c’était pour montrer son soutien. En aucun cas pour créer un émoi. “Les mots qui sont faits ou les tracts qui sont distribués, je ne les fais pas miens, mais mon travail est d’écouter l’émotion, d’entendre la colère”, il justifie. Il se targue également d’être un homme de terrain.

“Vous ne m’avez jamais entendu dire un mot contre les magistrats”

Pour mettre fin à toute polémique, il tient surtout à rappeler que “L’indépendance du pouvoir judiciaire est une condition de l’Etat de droit” et qu’il ne faut pas s’opposer à la police et aux magistrats: «Vous ne m’avez jamais entendu dire un mot contre les magistrats. “ Cependant, il reconnaît que la justice manque de ressources.

Cette réponse fait écho à une phrase entendue lors de la manifestation du 19 mai selon laquelle “Le problème de la police est la justice”. Là encore, Gérald Darmanin ne le confirme ni ne le nie: “Le problème de la police, c’est la faiblesse des moyens de justice”, précise-t-il, rappelant que la France était l’un des pays d’Europe avec “Un des plus petits budgets pour la justice”. Quant à l’éventuelle radicalisation de certains syndicats de policiers, le ministre donne un dernier coup de pied dans le contact. “Il y a eu des excès des deux côtés, des syndicats de police comme des syndicats de magistrats”, Il regrette.

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