Après les généraux et les militaires, près d’une centaine d’ex-policiers écrivent à Macron

Ils sont 93. 93 anciens fonctionnaires de police qui, dans le sillage des généraux et militaires tribunitiens, ont décidé de briser le silence, et de s’adresser au chef de l’Etat. Comme le révèle Europe 1, le thème de cette nouvelle alerte reste invariable : c’est « un appel au sursaut national » que lancent les policiers retraités en direction d’Emmanuel Macron. Comme leurs homologues de la Grande muette, les anciens fonctionnaires alertent notamment sur « l’insécurité et le communautarisme ». Ils supplient la classe politique de « tout mettre en œuvre pour mettre fin à la situation gravissime que traverse la France en matière de sécurité et de tranquillité publique ». Signée par 23 000 personnes, la lettre appelle également à « prendre des mesures efficaces pour reconquérir notre pays ». Un cri d’alarme très similaire à ceux qu’ont lancé généraux en retraite et militaires d’active donc, et qui renforce la vague de contestations née dans les rangs des Français en uniformes.

Garde-à-vous !

Pour autant, les anciens policiers n’hésitent pas non plus à répliquer aux tribuns militaires, réaffirmant qu’il ne saurait être question que « les forces armées remplacent la police pour éviter une guerre ». Une réplique à des propos que les généraux de la première tribune n’ont jamais tenus, mais qui avaient polarisé les critiques contre les signataires. Le général Lecointre, chef d’Etat-major des armées, leur avait d’ailleurs sèchement répondu. Il a en cela été imité par le directeur général de la Police Nationale, qui n’a pas tardé à répliquer à la missive de ses anciens policiers. Dans une lettre que s’est procurée Europe 1, Frédéric Veaux a rappelé que la retraite des signataires ne les « exonère pas de l’obligation de réserve qui s’impose à tous dans l’expression publique ». Il a également appuyé le gouvernement, rappelant qu’il avait engagé « d’importantes avancées tant en termes de protection des policiers que d’équipements ». Enfin, Frédéric Veaux, tout comme le général Lecointre, précise que « la police nationale a plus que jamais besoin de confiance en elle, d’unité et de cohésion dans ses rangs, sans esprit partisan ». L’initiative des fonctionnaires retraités contribuerait au contraire, selon lui, à « fragiliser l’institution plus qu’à ne la renforcer ».

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