Solange vit à la rue, car son locataire refuse de partir et ne paie plus ses loyers

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Les affaires opposant propriétaires et locataires se suivent et se ressemblent. Mais derrière chacune d’entre elles, des hommes et des femmes se retrouvent dans des situations inextricables. C’est le cas de Solange Freu, contrainte de vivre dans son camping-car alors qu’elle possède une maison de quatre chambres.

Le locataire poursuit en justice la propriétaire

Ce logement situé à Coursan, Solange ne peut plus y pénétrer. Depuis 2017, sa maison est occupée par un homme considéré par la justice comme un « occupant sans droit ni titre ». La loi l’autorise pourtant à rester dans la maison, bien qu’il doive rembourser 41 000 euros à Solange, précise L’Indépendant. Une somme équivalente aux nombreux loyers impayés et qu’il ne lui a jamais remboursée.

Depuis le 1er mars, Solange vit dans son camping-car, garé juste en face de sa maison. Ce soir, rapporte Midi Libre, elle ira dormir chez une amie car elle est frigorifiée. « Il n’y a plus de chauffage dans mon camping-car », explique Solange, las de la situation. Comment en est-on arrivé là ?

L’affaire débute en 2012, lorsque Solange décide de louer sa maison. Le locataire est sélectionné par une agence qui lui fait signer un premier bail, puis un second bail en 2015. Les premiers loyers impayés se déclarent et en 2018, la propriétaire tente de récupérer son logement avec un huissier de justice. A la stupeur générale, le locataire poursuit en justice Solange en faisant savoir l’invalidité du second bail.

Un tribunal
Le locataire de Solange est autorisé par la loi à demeurer dans la maison. Image d’illustration.

Solange vit à la rue, pendant que son locataire profite de sa maison

Solange ne parvient pas à récupérer sa maison, puisque la justice autorise son locataire à y demeurer. L’homme n’est pas considéré comme un squatteur par la loi, puisqu’il a pu pénétrer dans le logement sans surprise ni effraction. Il doit toutefois à sa propriétaire les loyers impayés et Solange lui propose alors d’effacer cette dette s’il quitte le logement ; ce qu’il refuse.

L’expulsion semble désormais quasi-impossible et la situation bloquée. « Pourtant il vit chez moi pendant que je suis à la rue », souligne Solange. La propriétaire n’est pas la seule de la région à devoir faire face à un locataire récalcitrant. En Occitanie, les affaires de ce type se multiplient à l’image de celle vécue par Martine Garofalo. A 75 ans, cette retraitée souhaitait récupérer sa maison à Rochefort, dans le Gard. Mais à l’été 2020, le logement est loué et son locataire refuse de quitter les lieux.

Le trentenaire qui ne paie plus ses loyers entend bien demeurer dans cette maison et rompt tout dialogue. La mairie prête alors un petit appartement à Martine, le temps que la situation se débloque. Seulement, la justice tarde à rendre sa décision et l’affaire semble s’éterniser en raison de la trêve hivernale. Il faudra attendre l’intervention du député Patrick Vignal pour qu’un accord soit conclu. L’élu entre en contact avec le locataire, « dans une détresse très préoccupante et en rupture familiale ». Après plusieurs mois de conflits, le jeune homme accepte de partir. En échange, Martine annule sa dette.

De son côté, Solange attend désormais un second jugement fin mai. La trêve hivernale sera alors sur le point de se terminer, peut-être pourra-t-elle récupérer sa maison.

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